Le journal des Nouveaux chemins avec Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et politologue, à propos de Philosophie animale (Vrin).
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Philippe Raynaud J.-M. Roux©Radio France
Réalisation : François Caunac
Lecture des textes : Georges Claisse
Extraits musicaux :
Alain Bashung, Le secret des banquises
Invités :
Philippe Raynaud, professeur des universités en Philosophie politique à l'Université de Paris II Panthéon-Assas, Sciences po et l'EHESS.
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et politologue.
Thèmes : Idées| Philosophie
Documents
Introduction à la philosophie de l'histoire : essai sur les limites de l'objectivité historique Raymond Aron Gallimard, 1991
La Philosophie critique de l'histoire : Essai sur une théorie allemande de l'histoire Raymond Aron Points - Points Essais, 1970
Trois révolutions de la liberté : Angleterre, Amérique, France Philippe Raynaud Presses Universitaires de France, 2009
Philosophie animale Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Hicham Afeissa Editions Vrin, 2010
Le philosophe et le loup : liberté, fraternité : leçons du monde sauvage Mark Rowlands Belfond, 2010
Commentaire février 1985, volume 8, numéro 28-29 "Raymond Aron. Histoire et politique" Collectif Editions Julliard, 1985
L'extrême gauche plurielle : entre démocratie radicale et révolution Philippe Raynaud Autrement, 2006
Événements
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Rencontre
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17/06/2010 - 19/06/2010



9 commentaires
pour ma part les coupures musicales ne me semble pas être un vulgaire divertissement, elles illustrent et allègent les propos,
font se rencontrer les différentes sphères : intellectuel/populaire,
sacré/profane, haut/bas ... ce qui donne un rythme intéressant ...
Pourriez-vous afficher les références du livre sur les animaux, svp.
Merci d´avance
Christine Dabat
Chère auditrice, la référence du livre sur la philosophie animale est indiquée, de même que "Le philosophe et le loup", avec les autres documents. S'il n'apparaît pas, c'est que ne sont visibles que trois documentsen même temps. Pour voir les autres, un clic sur "voir les 7 documents" suffit . Bien à vous,
J'aimerai aussi connaître les références du livre "le loup et le philosophe".
Merci
Effectivement, votre émission est très intéressante.
Comme Marie Haddou, je vous remercie de bien vouloir m'envoyer les références des ouvrages présentés en fin d'émission.
Puis je vous importuner avec une petite question : Est ce que les coupures musicales vous sont imposées ou craignez vous qu'être attentif une heure durant soit au dessus des capacités de vos auditeurs?
Cette tendance au divertissement à tout prix ne correspond pas à l'ambiance de votre émission qui est un régal pour la pensée. Je ne partage pas cette orientation systématique du divertissement à tout propos et trouve dommage de couper le cours de la réflexion de l'invité (et des auditeurs) sous prétexte de vouloir distraire les auditeurs par des écoutes musicales (au beau milieu d'un exposé).
Malgré ce détail, je vous envoie mes plus sincères remerciements pour la qualité de l'ensemble des sujets et des invités que vos émissions nous permettent d'approcher.
Chantal Dubon
Merci à Chantal Dubon de formuler une objection qui me vient souvent à l´esprit. Il semble qu´il y a des "contaminations" à partir d´autres types d´émission. Qui suit vos émissions - très intéressantes, bravo à tous - a une capacité d´écoute attentive certainement plus élevée qu´elle n´est apparemment estimée.
Cordialement
Christine Dabat
J'ai sursauté une fois de plus (car c'est un discours qui se répand) en entendant parler de "droits des animaux", de "devoir moral direct envers les animaux", voire de devoir de se convertir au végétarisme! Entendons-nous bien: il m'est pénible à moi-même de faire quoi que ce soit ne serait-ce qu'à un insecte; l'autre jour encore, j'ai déplacé un escargot sur une route pour éviter qu'il se fasse écraser. Mais et alors? J'ai bien conscience que c'est de la sensiblerie un peu stupide! Quand on s'impose à soi-même des "devoirs" envers les "animaux" (et là il faudrait d'ailleurs distinguer, contrairement à ce que semble soutenir l'intervenant: un escargot et un chimpanzé, ce n'est pas la même chose!), ça ne les concerne tout simplement pas vraiment, et c'est sûrement ce que voulait dire Kant en affirmant qu'il s'agissait de devoirs envers nous-mêmes. Les animaux vivent à l'état de nature, et non pas en société, et donc il ne sauraient être des sujets de droit!
Par exemple, a-t-on le droit de chasser les lapins de garenne? On peut estimer si l'on veut que c'est une cruauté indigne de l'homme (ou alors, comme moi, être d'une sensiblerie telle qu'on serait incapable de tirer sur Jeannot Lapin). Mais les lapins eux-mêmes ne sont absolument pas concernés par nos débats intérieurs! Comme ils vivent à l'état de nature, étant incapables de former une société (ce qui suppose maîtrise de soi et de ses conditions d'existence, notamment de la démographie et des ressources), leur population est simplement régulée par les prédateurs: si un chasseur ne les tue pas, ils finiront sous les crocs d'un renard ou d'une fouine, ou sous les serres et le bec d'un aigle. Question à poser à un éthologue: combien de lapins meurent de vieillesse dans leur terrier, entourés de l'affection de tous les leurs? A partir de là, on peut d'ailleurs se demander si mourir instantanément sous la balle d'un chasseur n'est pas la meilleure chose qui peut leur arriver!
On pourrait raisonner indéfiniment là-dessus: ainsi, pourquoi le renard aurait "droit" à de la viande de lapin (forcément, il ne va pas se mettre à brouter!) et pas moi? Je crois effectivement, avec Kant, que nous devons nous imposer à cet égard des devoirs envers nous-mêmes: ainsi, je me souviens d'une scène du film tiré de "Kaputt", je crois, où l'on voit des chiens ligotés et le ventre ouvert dans un laboratoire; mais je me rappelle aussi un documentaire animalier montrant des chacals éventrant un gnou vivant et commençant à lui dévorer les tripes alors qu'il continuait à mugir! Une société civilisée interdit la cruauté sous toutes ses formes (un savant capable d'expériences atroces sur des animaux supérieurs n'est pas loin de pouvoir en commettre sur l'homme!), mais il faut bien garder à l'esprit que ça NOUS concerne, et pas vraiment les animaux, qui, eux, vivent selon l'instinct!
Voilà ce qui me paraît évident. Et si j'avais le temps et la place, je dirais combien il me semble dangereux de dissoudre la notion spécifique de "droits de l'homme" en mettant à peu près sur le même plan de prétendus "droits des animaux". C'est du confusionnisme. La notion correcte est celle de "protection des animaux", existant depuis le XIXe siècle, et à développer. Mais il faudrait traiter ce sujet plus amplement.
Emission toujours passionnante, mais vous avez oublié de donner sur le site les références du livre présenté par Adèle Van Reeth sur l'homme qui a adopté un loup. Pouvez-vous me les envoyer par mail. Merci beaucoup.
Marie HADDOU
Merci pour vos encouragements, mais la référence du livre a bien été mise sur le site avant même la fin de l'émission. Si vous ne l'avez pas trouvée, c'est peut-être que vous n'avez pas fait défiler tous les documents joints à cette émission (il y en a trois visibles, et sept que l'on peut rendre visibles en cliquant sur "Voir les 7 documents"). Bonne lecture !
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