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 Du grain à moudre

Du grain à moudre│09-10

Syndiquer le contenu par Julie Clarini, Brice Couturier Le site de l'émission
Emission  Du grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

L’euro peut –il s’effondrer, la zone euro peut –elle éclater ? 0

08.06.2010 - 18:20

Le FMI est une sorte de pompier un peu flic que les Etats ruinés appellent au secours lorsque personne ne veut plus leur prêter d’argent. Il est venu au chevet de l’Argentine en faillite, de la Thaïlande ou encore du Mexique… En mars encore, le très chic club européen insistait pour qu’il reste à l’écart de sa crise. Deux mois plus tard, le même FMI est prié de venir contribuer à hauteur de 250 milliards d’euros au « Fond de stabilisation de 750 milliards dont l’Euro-land vient de décider la création, afin d’aider les Etats-membres menacés de faillite. Il y a vraiment le feu à la maison.

Vous en voulez une autre preuve ? La BCE n’est pas censée refinancer un gouvernement en difficulté. De part ses statuts, il lui est même interdit d’acheter des obligations émises par un Etat. C’est ce que rappelait d’ailleurs Jean-Claude Trichet le 6 mai. Quatre jours plus tard, la BCE annonçait qu’elle rachetait aux banques européennes les obligations grecques qui pourrissent leurs bilans… Indépendance, vous avez dit indépendance ?

L’euro était censé faire converger les dynamiques économiques de ses membres. Elles ont divergé. A terme, critères de convergence aidant, les politiques budgétaires respectives devaient s’unifier. On est loin du compte. Dans les faits, la monnaie unique a surtout poussé les pays les moins compétitifs à retarder les réformes nécessaires à restaurer leur compétitivité ; à l’abri des taux d’intérêt bas dont le mérite revenait aux « fourmis » du Nord, les « cigales » grecque, portugaise, irlandaise et espagnole ont pu s’endetter et faire prospérer une économie de bulles. Aujourd’hui, tout le monde se demande quand la Grèce va revenir au drachme, afin de pouvoir dévaluer tranquillement. 25 économistes de la City viennent de rendre leur verdict : l’eurozone dans sa forme actuelleaura vécu avant la fin du mandat de David Cameron, dans cinq ans… Réformer ou disparaître, dit-on. Faut-il faire marche avant en prolongeant l’union monétaire par une union budgétaire, ou marche arrière en reprenant chacun ses billes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Invités :
Eric Chaney, economiste
Agnès Bénassy-Quéré, directrice du CEPII et chargée de cours à l'Ecole Polytechnique
Philippe Simonnot, economiste

Thèmes : Information| Economie| Europe| euro

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